Dans le monde exigeant de la finance, réussir une présentation PowerPoint ne se limite pas à aligner des chiffres et des graphiques. L’intention principale ici est claire : vous aider à concevoir des slides claires, percutantes et adaptées aux attentes d’un public financier, qu’il s’agisse d’analystes, de managers ou d’investisseurs. Cet article vous guide pas à pas pour maîtriser l’art du slide en finance, avec des exemples concrets, des erreurs à éviter et des astuces de pro.
Table des matières
- Principes fondamentaux d’un bon slide en finance
- Structure et design : les clés de la lisibilité
- Contenu financier : comment simplifier sans trahir ?
- Tableau comparatif : types de slides financiers courants
- Erreurs fréquentes à éviter
- Checklist express pour vos présentations
- Étapes pas-à-pas pour préparer vos slides
- FAQ
- Conclusion
Principes fondamentaux d’un bon slide en finance
Avant même de penser au design, il faut comprendre que chaque slide doit transmettre un message clair et unique. En finance, cela signifie souvent expliquer un ratio, illustrer une tendance ou présenter un calcul clé.
1. Prioriser la clarté
Un slide surchargé est l’ennemi numéro un. Par exemple, si vous présentez un ratio financier, limitez-vous à un seul ratio par slide avec sa définition simple et son interprétation.
Pour aller plus loin, pensez à utiliser des encadrés ou zones colorées pour isoler la définition du ratio et son interprétation. Cela aide votre audience à distinguer rapidement les informations essentielles. Par exemple, pour le ratio EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization), expliquez qu’il mesure la performance opérationnelle sans tenir compte de la structure financière ou fiscale. Vous pouvez ajouter un exemple chiffré : si une entreprise affiche un EBITDA de 10 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 50 millions, cela signifie qu’elle génère 20% de marge opérationnelle brute.
Enfin, n’hésitez pas à conclure chaque slide par une phrase synthétique qui rappelle le message clé : « Ce ratio montre la rentabilité opérationnelle avant charges financières et impôts ». Cette répétition renforce la mémorisation.
2. Utiliser des visuels adaptés
Graphiques, tableaux ou schémas doivent être choisis selon le message. Un graphique en courbe est parfait pour montrer l’évolution du chiffre d’affaires sur plusieurs années, tandis qu’un tableau sera plus pertinent pour comparer plusieurs indicateurs.
Par exemple, pour illustrer l’évolution du chiffre d’affaires trimestriel d’une entreprise cotée en bourse comme L’Oréal, un graphique en courbe montrera clairement les tendances saisonnières et les impacts éventuels d’événements économiques majeurs (crises sanitaires, changements réglementaires). En revanche, pour comparer les marges brutes entre plusieurs filiales ou concurrents dans le même secteur, un tableau synthétique avec mise en gras des meilleurs résultats sera plus efficace.
Pensez aussi à la simplicité des couleurs dans vos graphiques : évitez les dégradés complexes ou les couleurs trop vives qui fatiguent l’œil. Utilisez plutôt une palette sobre et cohérente avec votre charte graphique. Par exemple, bleu foncé pour les données principales et gris clair pour les données secondaires.
3. Adapter le vocabulaire au public
Si vous présentez à des juniors ou stagiaires, évitez le jargon trop technique sans explication. Par exemple, avant d’aborder le concept de WACC, commencez par définir ce terme simplement (coût moyen pondéré du capital) et pourquoi il est important.
Pour illustrer ce point, imaginez que vous expliquez le WACC comme le taux moyen que l’entreprise doit payer pour financer ses activités via ses actionnaires (fonds propres) et ses créanciers (dettes). Vous pouvez dire : « Si votre WACC est de 7%, cela signifie que chaque euro investi doit rapporter au moins 7 centimes pour couvrir le coût du financement ». Cette explication concrète facilite la compréhension.
N’oubliez pas que dans une présentation PowerPoint en finance : conseils pour réussir ses slides, la pédagogie passe aussi par l’adaptation du discours au niveau du public. Un bon orateur sait moduler son vocabulaire et ses exemples selon qu’il s’adresse à un expert financier ou à un étudiant débutant.
Structure et design : les clés de la lisibilité
Le design n’est pas qu’une question d’esthétique. Il facilite la compréhension et retient l’attention.
1. La règle des 6×6
Ne mettez jamais plus de 6 lignes par slide et 6 mots par ligne. Cela force à synthétiser l’information.
Cela peut sembler restrictif mais cette règle est très efficace pour éviter les slides indigestes où personne ne lit vraiment. Pour respecter cette contrainte tout en étant complet, utilisez des bullet points courts et privilégiez les verbes d’action (« Analyser », « Comparer », « Synthétiser ») plutôt que des phrases longues.
2. Choix des couleurs et polices
- Privilégiez un fond clair avec du texte sombre pour faciliter la lecture.
- Utilisez une police simple comme Arial ou Calibri.
- Mettez en valeur les chiffres clés en gras ou avec une couleur différente (mais sobre).
Pensez également à l’accessibilité : évitez les combinaisons de couleurs qui posent problème aux daltoniens (par exemple rouge/vert). Des outils gratuits existent pour tester vos palettes avant présentation.
3. Hiérarchisation visuelle
Titre clair, sous-titres visibles, espaces blancs suffisants entre les blocs de texte ou graphiques.
L’utilisation judicieuse des espaces blancs permet au cerveau de mieux organiser l’information visuelle. Ne soyez pas tenté de remplir chaque centimètre carré ; laissez respirer vos slides ! Une bonne hiérarchisation guide naturellement le regard vers ce qui est important.
Contenu financier : comment simplifier sans trahir ?
La finance regorge de concepts complexes. Voici comment les rendre accessibles :
1. Vulgariser les formules financières
Par exemple, pour expliquer le Return on Equity (ROE), ne vous contentez pas de donner la formule mathématique (ROE = Résultat net / Capitaux propres). Expliquez que c’est un indicateur qui mesure la rentabilité des fonds investis par les actionnaires. Vous pouvez aussi illustrer avec un cas réel comme celui d’Apple qui affiche régulièrement un ROE supérieur à 30%, signe d’une excellente rentabilité financière (en savoir plus sur le ROE).
Prenons un exemple chiffré simple : si Apple a réalisé un résultat net de 100 milliards USD et dispose de capitaux propres de 300 milliards USD, son ROE sera donc 100 / 300 = 33%. Cela signifie que chaque dollar investi par les actionnaires génère 33 cents de bénéfices nets annuels — une performance remarquable dans le secteur technologique.
Cet indicateur est particulièrement utile pour comparer la rentabilité entre entreprises ou secteurs différents. Un ROE élevé peut indiquer une bonne gestion mais attention aux effets de levier excessifs qui peuvent fausser cette mesure.
2. Illustrer avec des exemples concrets
L’utilisation d’exemples issus d’entreprises connues aide à ancrer les notions. Par exemple, lors d’une présentation sur le BFR (Besoin en Fonds de Roulement), expliquez comment Amazon optimise son BFR grâce à une gestion efficace des stocks et délais fournisseurs (détails sur le BFR ici).
Avec Amazon, on observe que sa stratégie consiste à réduire au maximum ses stocks tout en accélérant ses encaissements clients via ses plateformes digitales. Cela lui permet d’avoir un BFR négatif — c’est-à-dire que l’entreprise reçoit l’argent avant même de payer ses fournisseurs — ce qui améliore considérablement sa trésorerie disponible.
Cet exemple concret illustre bien comment maîtriser son BFR peut devenir un levier stratégique puissant dans la gestion financière quotidienne.
3. Privilégier les graphiques simples et parlants
Un graphique mal choisi peut embrouiller votre audience. Préférez les barres ou courbes simples plutôt que les camemberts complexes quand vous comparez plusieurs données financières.
N’hésitez pas à ajouter des annotations directement sur vos graphiques pour attirer l’attention sur certains points clés (pics saisonniers, anomalies). Par exemple, lors d’une analyse trimestrielle du chiffre d’affaires, indiquez clairement pourquoi tel trimestre a été exceptionnel (nouveau produit lancé, effet Covid-19…). Ces petits détails enrichissent votre storytelling financier.

| Type de slide financier | Description | Quand l’utiliser ? | Astuces clés |
|---|---|---|---|
| Slide Ratio Financier | Mise en avant d’un ratio clé (ex: ROE, EBITDA) | Pour analyser la performance financière rapide d’une entreprise. | Simplifiez la formule et illustrez avec un cas réel. |
| Slide Graphique Évolution | Courbe montrant l’évolution dans le temps (ex: CA, résultat net) | Prouver une tendance ou évolution historique. | Soyez précis sur les axes temporels et valeurs. |
| Slide Tableau Comparatif | Mise en parallèle de plusieurs indicateurs ou entreprises. | Aider à la prise de décision ou benchmark. | Mettez en gras les chiffres importants. |
| Slide Schéma Processus Financier | Description visuelle d’un processus (ex: calcul WACC) | Pédagogie sur une méthode complexe. | Détaillez chaque étape simplement avec icônes. |
| Slide Synthèse / Conclusion | Bilan des points clés présentés précédemment. | S’assurer que le message principal est retenu. | Soyez concis et impactant. |
Erreurs fréquentes à éviter dans PowerPoint pour la finance : conseils pour réussir ses slides
- Trop charger les slides avec du texte ou trop de chiffres sans explication claire.
- Négliger la cohérence graphique (polices différentes, couleurs trop vives).
- Négliger la qualité des graphiques (axes mal calibrés, données peu lisibles).
- Oublier d’adapter le niveau technique au public cible.
- Lire ses slides mot à mot sans interaction ni explication supplémentaire.
- Négliger l’importance d’une bonne introduction et conclusion dans la présentation globale.
- Mélanger trop de concepts financiers complexes dans une même slide sans décomposer (ex: EBITDA vs EBIT vs résultat net).
- Négliger l’importance du storytelling autour des chiffres pour capter l’attention.
- Sous-estimer le temps nécessaire à la préparation : souvent on veut aller trop vite au détriment de la qualité finale.
- Négliger l’adaptation aux contraintes techniques (compatibilité versions PowerPoint, résolution écran).
- N’utiliser que du texte sans support visuel quand c’est possible ; cela réduit fortement l’impact pédagogique surtout en finance où les chiffres parlent mieux visuellement.
- Négliger la répétition orale préparatoire qui permet d’éviter le stress et améliore grandement la fluidité lors du passage devant l’audience.
Checklist express pour vos présentations PowerPoint en finance : conseils pour réussir ses slides efficacement
- Avez-vous un titre clair qui annonce le message principal ? Pensez aussi aux sous-titres explicites si nécessaire.
- Avez-vous limité le texte à l’essentiel ? (règle 6×6)
- Avez-vous choisi un graphique adapté au type de données ? Barres vs courbes vs tableaux selon contexte précis ?
- Avez-vous expliqué tout jargon ou formule financière ? (mathématiques financières simplifiées ici)
- Avez-vous vérifié la cohérence graphique entre toutes vos slides ? Couleurs harmonisées ? Polices uniformes ?
- Avez-vous préparé une introduction qui contextualise votre présentation ?
- Avez-vous prévu une conclusion synthétique qui rappelle les points clés ?
- Avez-vous testé votre présentation devant un collègue non expert ? Son feedback est précieux !
- Avez-vous intégré des exemples concrets issus du monde réel ?
- Avez-vous évité les animations inutiles qui distraient ? Gardez-les sobres si utilisées !
- Avez-vous sauvegardé votre travail dans plusieurs formats (.pptx & PDF) au cas où ?
Étapes pas-à-pas pour préparer vos slides PowerPoint en finance : conseils pratiques pour réussir vos slides
- Démarrez par définir clairement votre objectif : Quel message voulez-vous faire passer ? Ex : expliquer l’impact du BFR sur la trésorerie . li >
< li >Sélectionnez les données pertinentes : Ne gardez que ce qui sert votre propos (ex : chiffre d’affaires trimestriel , dettes courtes ).
< / li >
< li >Simplifiez vos formules : Expliquez-les simplement avant de montrer leur application (< a href = "https://the-big-win.com/calcul-wacc/" target = "_blank" rel = "noopener noreferrer" > calculer son WACC expliqué ici < / a > ).
< / li >
< li >Sélectionnez un type de slide adapté : graphique , tableau ou schéma selon votre contenu.
< / li >
< li >Mettez en forme : respectez règles typographiques et couleurs sobres.
< / li >
< li >Prenez du recul : Relisez vos slides comme si vous étiez spectateur non expert.
< / li >
< li >Cherchez du feedback : Faites tester votre présentation par un collègue junior ou stagiaire.
< / li >
< li >Répétez votre présentation : Travaillez votre discours sans lire vos slides mot à mot.
< / li >
< li >Finalisez : Ajustez selon retours puis sauvegardez dans plusieurs formats (.pptx , PDF).
< / li >
< / ol >FAQ < / h2 >
Comment choisir entre un graphique et un tableau dans mes slides financiers ? < / h3 >
S’il s’agit de montrer une tendance dans le temps (exemple : évolution du chiffre d’affaires ), privilégiez un graphique en courbe ou barre . Pour comparer plusieurs données précises entre elles (exemple : ratios financiers entre concurrents ), préférez un tableau clair avec mise en valeur des chiffres clés . < / p >
Faut-il toujours expliquer les formules financières dans mes présentations ? < / h3 >
Cela dépend du public . Pour un auditoire non expert ou junior , oui absolument ! Une explication simple permet à tous de suivre votre raisonnement sans se perdre dans le jargon technique . Pour un public senior habitué aux concepts financiers , vous pouvez aller plus vite mais restez toujours clair . < / p >
Quels sont les outils complémentaires utiles au-delà de PowerPoint pour mes présentations financières ? < / h3 >
L’utilisation d’Excel est souvent indispensable pour préparer vos tableaux et graphiques précis (< a href = "https://the-big-win.com/excel-finance/" target = "_blank" rel = "noopener noreferrer" > maîtriser Excel en finance ici < / a > ). Vous pouvez aussi intégrer des exports PDF ou images issues de logiciels financiers spécialisés selon vos besoins . < / p >



