Equity Capital Market ou ECM en finance : le guide complet

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L’Equity Capital Market ou ECM en finance, comme la Fusion – Acquisition ou le DCM, fait partie des métiers stars de la banque de financement et d’investissement (très souvent appelée « BFI »).

La renommée de l’Equity Capital Market n’est plus à démontrer. A mi-chemin entre la finance de marché et la finance d’entreprise, l’Equity Capital Market continue d’attirer des étudiants fraîchement diplômés en finance. Et cela peut se comprendre !

Qui n’aurait pas rêver de travailler sur l’incroyable introduction en bourse d’Alibaba en 2014 ? ou encore celle de Facebook en 2012 ? Et ce, avec un rythme beaucoup moins soutenu qu’en Fusions – Acquisitions et des salaires très confortables (oui on vous l’avait dit, c’est attirant !)

Cet article aura pour but de satisfaire tous ceux qui souhaitent connaitre l’Equity Capital Market dans ses moindres détails.

L’Equity Capital Market ou ECM, qu’est-ce que c’est ?

Le terme « Equity Capital Market » désigne un marché au sein duquel des entreprises privées vont pouvoir se financer en fonds propres sur les marchés financiers. Le rôle d’une équipe Equity Capital Market est donc d’accompagner des entreprises qui souhaitent effectuer :

  • Une introduction en bourse (en anglais « Initial Public Offering » ou « IPO » prononcé « aïe pi oh », on vous mâche vraiment le travail sur The-Big-Win, mais c’est parce qu’on vous aime !) ;
  • Une augmentation de capital ;
  • Une vente d’actions ;
  • Une émission d’obligations convertibles ;
  • Un retrait obligatoire (en anglais « squeeze out ») qui consiste à retirer de la bourse toutes les actions d’une entreprise cotée.

L’Equity Capital Market permet donc de se financer sur les marchés avec transfert de propriété à la différence des obligations qui sont des produits de dette et non de capital social.

L’Equity Capital Market est une solution de financement alternative pour les entreprises qui sont prêtes à céder une partie du capital, autrement dit, à faire entrer d’autres actionnaires à bord.

Nous noterons qu’une obligation est un titre de créance tandis qu’une action est un titre de participation : 

  • Titre de créance : en achetant un titre de créance, vous devenez créancier d’une entreprise qui doit vous rembourser votre prêt à une date déterminée en plus de vous payer des intérêts. 
  • Titre de participation : en achetant une action, vous devenez propriétaire d’une part de l’entreprise et vous êtes éligibles à recevoir un dividende (rémunération d’une action). Le potentiel de gain est plus élevé mais le risque aussi puisqu’en cas de faillite vous êtes le dernier servi, s’il reste encore quelque chose après que les créanciers et les autorités fiscales aient récupéré leurs dus.

Pour effectuer une introduction en bourse, deux possibilités s’offrent à l’entreprise. Elle peut :

  • Augmenter son capital en émettant de nouvelles actions ;
  • Vendre des actions déjà existantes.

A noter également que vous retrouverez les équipes d’Equity Capital Market exclusivement au sein des plus grandes banques de financement et d’investissement (inutile donc d’aller postuler en ECM dans l’agence bancaire du coin de la rue, mais ça, vous vous en doutiez déjà).

Grace à cette brève introduction, vous l’aurez compris, l’Equity Capital Market adopte une forme hybride particulière car il mélange à la fois la finance d’entreprise et la finance de marché !

Equity Capital Market : Qu’est-ce qu’une action ?

Pour bien comprendre en quoi consiste le travail quotidien des équipe d’Equity Capital Market commençons par les bases !

Qu’est-ce qu’une action ? Une action n’est autre qu’une part du capital d’une entreprise. Toutefois, l’action est un titre financier qui confère certains droits à son détenteur :

Le droit aux dividendes (le plus important, n’est-ce pas ?!🤑)

Le dividende est la part des bénéfices réalisés de l’entreprise qui est reversée aux actionnaires. En clair, le dividende est la rémunération associée à une action. A noter que le dividende par action est le même pour tous les actionnaires (comme quoi même Karl Marx aurait trouvé son compte dans le capitalisme !). Ainsi, seule la quantité d’actions détenues fera varier le dividende versé à chaque actionnaire.

Le droit de vote

Le droit de vote d’une action permet à son possesseur d’élire le conseil d’administration (de l’entreprise) qui sera présent à l’assemblée annuelle. Chaque actionnaire possède un nombre de droit de vote définit par le nombre d’actions détenues, tout en sachant qu’une action équivaut à un droit de vote.

Par conséquent, le fait d’être actionnaire ne vous conféra pas le droit de participer aux activités quotidiennes de l’entreprise. Toutes nos excuses, si nous venons de ruiner votre rêve de pouvoir, un jour, conseiller Mark Zuckerberg himself en achetant quelques actions Facebook sur votre application Boursorama ! En revanche si vous n’êtes pas d’accord avec la méthode de gestion de l’entreprise par ses dirigeants, vous pouvez voter pour les renvoyer (oui oui ça existe, on vous laisse regarder ce qui est arrivé à Steve Jobs en 1984…).

Le droit à l’information

Grâce aux actions qu’ils détiennent, les actionnaires ont tous un droit de regard sur l’information communiquée par l’entreprise. Ainsi, l’entreprise enverra à ses actionnaires tous les documents nécessaires sur l’exercice de son activité (exemples : rapport annuel, rapport d’activité, communiqués de presse, etc…). L’entreprise se doit d’être parfaitement transparente envers ses actionnaires étant donné qu’elle leur appartient.

 

Le droit de propriété sur l’actif

L’action donne à son possesseur un droit de propriété sur l’actif. Autrement dit, en cas de liquidation judiciaire, les biens disponibles après le remboursement des dettes sont distribués aux actionnaires en fonction de leur part au capital de l’entreprise.

Malheureusement, on ne va pas vous raconter de bobards (c’est pas vraiment notre genre, mais ça vous le savez déjà), en général si l’entreprise est liquidée à cause problèmes financiers, il ne reste pas grand chose une fois que les créanciers et les impôts se sont servis.

Les différents types d’actions dans les métiers d’Equity Capital Market

Les actions peuvent être de deux natures :

Les actions ordinaires

Les actions ordinaires sont les actions les plus courantes. Elles composent quasiment l’intégralité des actions en circulation sur les marchés financiers.

Elles ouvrent aux différents droits listés ci-dessus (pour rappel : droit aux dividendes, droit de vote, droit à l’information et droit de propriété sur l’actif). Les actions ordinaires peuvent adopter deux formes :

  • Les actions nominatives : les actions nominatives sont répertoriées dans le registre des actionnaires de la société et comportent notamment le nom de l’actionnaire ainsi que le nombre de titres dont il est propriétaire. Elles permettent donc à l’entreprise d’avoir une certaine transparence sur son actionnariat.
  • Les actions au porteur : à la différence de l’action nominative, l’action au porteur ne permet pas l’identification de son propriétaire. L’action au porteur n’est pas obligatoirement renseignée dans le registre des actionnaires de la société. En effet, une simple inscription dans les livres de comptes d’un intermédiaire financier est suffisante pour permettre à l’actionnaire de prouver sa propriété. A noter qu’une action échangée en bourse est obligatoirement au porteur.

Les actions privilégiées (ou préférentielles ou de préférence, comme vous voulez)

Les actions privilégiées ne confèrent pas les mêmes droits que les actions ordinaires. En effet, elles permettent notamment à ses détenteurs de bénéficier d’un dividende fixe garanti à perpétuité (sympa, non ?). Les actionnaires privilégiés sont par ailleurs prioritaires aux actionnaires ordinaires lors des paiements de dividendes mais également en cas de liquidation. 

Attention, elles ne donnent en général pas de droit de vote contrairement aux actions ordinaires (argent ou démocratie, il faut choisir !)

L’IPO, la base de l’Equity Capital Market

Qu’est-ce qu’une IPO (ou Introduction en Bourse en français)

Une introduction en bourse est le moment où une entreprise entre sur les marchés financiers pour la première fois en proposant ses actions à la bourse.

En résumé, une introduction en bourse est la première cotation d’une entreprise sur un marché boursier. En proposant ses parts sur les marchés financiers, l’entreprise s’ouvre à des investisseurs multiples qui vont lui apporter un financement en échange de participations à son capital. Il est important de se rappeler que chaque action donne un droit de vote à celui qui la détient.

Comme indiqué plus haut, une introduction en bourse est donc une source de financement pour l’entreprise qui entre en bourse mais cela permet également d’accroitre sa notoriété.

Avant une IPO, les actions d’une entreprise ne sont donc pas cotées en bourse et les opérations financières sur ces actions sont donc à ranger dans la catégorie des opérations de private equity

A noter qu’en anglais une entreprise dite « public » n’est pas une entreprise détenue par l’Etat mais simplement une entreprise cotée en bourse et dont le capital est ouvert au public comme vous et moi. Ainsi, en anglais des entreprises comme Facebook, Apple ou Coca-Cola sont des « Public Companies » car leur capital est ouvert au public car n’importe qui peut acheter leurs actions en bourse. Au contraire, Koch Industries (la plus grande entreprise du monde non cotée), Mars Food ou Chanel sont des « Private Companies » puisqu’elles ne sont pas cotées et leur capital n’est donc pas ouvert au public.

Pourquoi effectuer une introduction en bourse ?

Les motivations pour une introduction en bourse sont multiples et propres à chaque entreprise. On vous présente néanmoins les deux principales raisons qui poussent les entreprises à se financer par introduction en bourse :

  • Financement de la croissance : une IPO s’accompagne généralement d’une levée de fonds qui permet à l’entreprise d’engranger des capitaux et de financer son activité. On vous l’a dit, l’Equity Capital Market est à cheval entre finance de marché et finance d’entreprise parce qu’il permet aux entreprises de se financer sur les marchés.
  • Assainissement du bilan : l’apport en fonds propres (« Equity ») permet à l’entreprise d’ajuster son équilibre dettes / fonds propres (« Debt / Equity »), autrement dit de réduire son endettement.

Le tableau est trop beau pour être sans défauts ? Vous avez raison ! Les conséquences d’une introduction en bourse sont nombreuses et peuvent être potentiellement néfastes pour l’entreprise. Ci-dessous, on vous liste plusieurs exemples (liste non exhaustive) de conséquences possibles d’une IPO :

  • L’entreprise doit être transparente sur ses états financiers et perd donc sa confidentialité (fini la possibilité de cacher ses résultats financiers à ses concurrents);
  • L’entreprise s’expose à des possibles changements de direction si elle perd le contrôle de sa structure (perte du statut d’actionnaire majoritaire) ;
  • Elle est tenue d’effectuer une communication financière supplémentaire à destination des actionnaires actuels ou de futurs investisseurs (bonjour le travail en plus pour préparer ces documents financiers) ;
  • Elle devient sensible aux variations du marché (exemple : impact psychologique possible sur l’équipe dirigeante comme sur les salariés) ;
  • Les autorités de marché vont pouvoir surveiller le capital de l’entreprise.

Les différentes formes d’introduction en bourse qui font le travail de l’Equity Capital Market

L’introduction en bourse peut adopter 5 formes que nous ne tarderons pas de vous décrire puisqu’elles concernent le cœur de métier des équipe d’ECM en finance.

L’offre à prix ouvert (« OPO »)

Une introduction par offre à prix ouvert définit un intervalle au sein duquel le prix final sera déterminé en fonction du nombre d’offres reçues et du nombre d’actions disponibles. Seules les offres dont le prix se situera au-dessus du prix final seront servies. Vous l’aurez compris, plus le prix de votre offre sera supérieur au prix final (mais inférieur à la limite maximale de l’intervalle) et plus vous aurez de chances d’obtenir le nombre d’actions que vous souhaitiez acquérir.

L’offre à prix minimal (« OPM »)

Une introduction par offre à prix minimal fixe une limite de prix en dessous de laquelle les offres ne seront pas acceptées. Il n’y a pas de limite de prix maximal, ouvrant ainsi le champ des possibles pour les investisseurs. C’est, en quelques sortes, le même fonctionnement qu’une enchère.

En fonction des offres reçues, une fourchette de prix suffisamment large est définie afin de satisfaire, autant que possible, les demandes. La quantité de titres à délivrer est déterminée en fonction du nombre d’ordres reçus pour chaque fourchette de prix. 

L’offre à prix ferme (« OPF »)

Comme son nom l’indique, l’offre à prix ferme verrouille le prix d’achat de l’action émise. Tous les investisseurs qui souhaiteront obtenir l’action en question, devront payer le prix fixé.

La cotation directe

Lors d’une cotation directe, une entreprise fixe à l’avance un prix minimum par action. Dans ce contexte, toutes les offres d’achats sont acceptées. Les offres retenues seront les offres dont le prix permettra d’échanger le plus d’actions.

Néanmoins, le prix ne devra pas dépasser un certain pourcentage du prix minimal et chaque investisseur devra recevoir une quantité minimale d’actions.   

Le placement garanti

Le placement garanti se destine aux investisseurs institutionnels et le prix de l’action est égal ou supérieur au prix de l’Offre à prix ferme.

Les obligations convertibles

Si vous n’êtes pas encore au clair sur la définition d’une obligation, on vous recommande chaudement notre article sur le DCM (Debt Capital Market) où on explique en détail ce que c’est !

Les obligations convertibles permettent à l’investisseur, d’échanger à tout moment, ses obligations contre des actions de l’entreprise. Le cours de conversion est fixé par l’entreprise émettrice lors de l’émission de ses obligations. L’investisseur actionnera son option (c’est-à-dire la possibilité de convertir l’obligation en action) dès lors que le prix de l’action dépassera le cours de conversion de l’obligation.  

Exemple : nous supposons une obligation d’une valeur de 5000€ qui peut être convertie en 50 actions. Le cours de conversion sera égal à 100€ car il est obtenu en divisant le montant de l’obligation (5000€) par le nombre d’actions convertissables (50 actions). Par conséquent, l’investisseur aura tout intérêt à convertir ses obligations si le prix unitaire de l’action de l’entreprise dépasse les 100€.

Les 10 plus grandes IPO de l’histoire qui ont marqué l’Equity Capital Market

Facebook, General Motors ou encore Alibaba, nous revenons sur les 10 plus grands records d’introductions en bourse.

Comme pour notre top-5 des plus grandes fusions-acquisitions les milliards vont pleuvoir !

Note : bn = milliards

1 – Saudi Aramco – 25.6bn$ en 2019

Saudi Aramco (ou Saudi Arabian Oil Company) n’est autre que la compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures. Elle détient quasiment la totalité des ressources pétrolières de l’Arabie Saoudite. En dehors de ce monopole incontestable, Saudi Aramco s’est faites remarquée en 2019 avec une introduction historique à la bourse de Ryad : 25.6bn$ ! Elle détrône ainsi l’entreprise Alibaba qui régnait en tête de notre classement depuis quasiment 6 ans !

Source : https://www.lerevenu.com/bourse/laction-saudi-aramco-senvole-pour-ses-debuts-historiques-en-bourse

Equity Capital Market avec AramCo

2 – Alibaba – 25bn$ en 2014

Alibaba, l’entreprise chinoise spécialisée dans le commerce en ligne, effectue une entrée plus que fracassante sur le Nasdaq (l’une des bourses de New York, spécialisée notamment dans les valeurs technologiques) en 2014 : 25bn$, un véritable record !

Pour ceux qui ne connaissent pas son fondateur, il faut savoir que Ma Yun (appelé « Jack Ma »), lors de sa vie étudiante, a été recalé 10 fois à l’entrée d’Harvard ! Rien de surprenant étant donné le prestige de l’école me direz-vous ? Et bien, vous n’êtes pas censés savoir que Jack Ma a également été refusé à l’école de police ou encore chez KFC… Des années plus tard, il lève 25bn$ par le biais de son entreprise et devient l’un des hommes les plus riches du monde. Pas mal pour un type qui n’a même pas été pris pour servir du poulet frit, non ?

Source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/alibaba-senvole-pour-ses-debuts-a-la-bourse-de-hong-kong-1356116

ECM et Alibaba
Jack Ma et l'equity capital market

3 – SoftBank – 23.5bn$ en 2018

SoftBank est un conglomérat japonais ayant des parts dans de nombreuses entreprises technologiques et financières. Toujours est-il que cette entreprise leva la modique somme de 23.5bn$ en 2018 grâce à l’introduction de sa filiale de télécommunications mobiles à la bourse de Tokyo (« Kabuto-Cho » en japonais, croyez-le ou non mais merci la LV4 japonais en école de commerce… oui, on a de la ressource et c’est même pour ça que vous nous lisez) !

Cette IPO permettra au groupe de passer du statut de simple opérateur en téléphonie mobile à celui d’investisseur massif dans le secteur technologique.

Source : https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/le-japonais-softbank-boucle-la-deuxieme-plus-grosse-introduction-en-bourse-de-lhistoire-240044

Soft Bank et l'equity capital market

4 – General Motors – 23.1bn$ en 2010

Trois semaines après l’IPO record d’AIA Group (en 7ème place de notre classement, cette année là les banquiers ont bu beaucoup de champagne !), le constructeur automobile américain General Motors effectue une IPO record de 23.1bn$ à Wall Street. L’entreprise revient de loin quand on sait qu’elle a frôlé la banque route en 2009. En effet, elle a été sauvée par une injection de 50bn$ de la part du gouvernement américain (qui en restera l’actionnaire majoritaire post-IPO).

Source : https://www.lefigaro.fr/societes/2010/11/27/04015-20101127ARTFIG00370-general-motors-la-plus-grosse-entree-en-bourse-de-l-histoire.php

L'IPO de General Motors

5 – AgBank – 22.1bn$ en 2010

En 2010, c’est bel et bien l’AgBank (Agricultural Bank) qui signe le record de la plus grande IPO de l’histoire jamais réalisée (avant de céder le flambeau à Alibaba quelques années plus tard). En effet, la banque chinoise a levé 22.1bn$ grâce à sa double introduction à la bourse d’Hong Kong (« 香港聯合交易所 » … bah quoi ? vous n’avez pas fait LV3 mandarin en école de commerce ?! Va falloir vous y mettre !) et de Shanghai (« 上海证券交易所 »… bon ok, on arrête les noms mandarins !).

Source : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20100813trib000538952/l-agricultural-bank-of-china-rafle-le-record-de-la-plus-grosse-introduction-en-bourse.html

Equity Capital Market record pour AG Bank

6 –ICBC – 21.9bn$ en 2006

La 6ème place est décernée à une autre banque ! En effet, la banque publique chinoise ICBC lève l’incroyable montant de 21.9bn$ en 2006 et intègre, elle aussi, la bourse d’Hong Kong et de Shanghai. Au final, l’IPO d’AgBank est très similaire à l’IPO d’ICBC !  

Source : https://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/icbc-levera-22-milliards-de-dollars_1420604.html

ECM avec ICBC

7 – AIA Group – 20.5bn$ en 2010

La domination des entreprises asiatiques dans notre classement (vous savez dans quelle région du monde chercher un contrat d’expat’ si vous voulez travailler à l’étranger) continue avec l’introduction d’AIA Group (American International Assurance, filiale asiatique du groupe américain AIG, un des leaders mondiaux du secteur de l’assurance) à la bourse d’Hong Kong pour une somme de 20.5bn$.

Source : https://www.lefigaro.fr/societes/2010/10/29/04015-20101029ARTFIG00298-aia-effectue-une-entree-en-bourse-record-a-hong-kong.php

AIA Group et son IPO

8 – NTT DoCoMo – 18.4bn$ en 1998

Malgré un contexte financier plus que défavorable, l’opérateur japonais NTT-DoComo (leader de son secteur) va réaliser l’impossible et effectuer une remarquable IPO d’un montant de 18.4bn$. C’est d’autant plus incroyable qu’en 1998, la bourse de Tokyo ne valait plus qu’un tiers de sa valeur lors son apogée en 1989.

Source : https://www.lesechos.fr/1998/10/ntt-docomo-lancement-de-lopv-pour-100-milliards-de-francs-800637

NTT equity capital market

9 – Visa – 17.8bn$ en 2008

En 9ème position, une deuxième entreprise américaine ! L’entreprise Visa intègre la bourse de New York en 2008 et lève 17.8bn$. Faut-il vraiment présenter cette entreprise (si oui on vous laisse regarder votre carte bancaire, vous avez une chance sur deux de voir leur logo dessus) ?!   

Source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/19/levee-record-pour-l-introduction-en-bourse-du-titre-visa_1024844_3234.html

IPO de VISA

10 – Enel – 17.4bn$ en 1999

La dernière place revient à Enel, la société nationale italienne d’électricité, qui deviendra une entreprise privée lors de sa remarquable double entrée en bourse (Milan & New York) en 1999 pour 17.4bn$.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Introduction_en_bourse

Enel et son ECM

Mention spéciale pour Facebook qui a réalisé une IPO de 16bn$ en 2012.

IPO de Facebook

On remarquera que 60% des plus grandes introductions en bourse ont été réalisées par des entreprises asiatiques !

Equity Capital Market (ECM) vs. Debt Capital Market (DCM)

Comme évoqué plus haut, l’ECM a pour objectif de mettre en relation 2 acteurs : 1) une entreprise qui souhaite lever des fonds propres sur les marchés financiers afin de satisfaire son besoin de financement, et 2) une entreprise qui souhaite investir son argent.

Ainsi, la division Equity Capital Market a pour objectif d’accompagner les entreprises qui souhaitent se financer en fonds propres sur les marchés financiers (première introduction en bourse / « IPO », augmentation de capital, émission d’obligations convertibles). Lorsqu’une entreprise vend ses actions à une autre entreprise, elle cède un titre de participation. Ce titre de participation confère une part du capital à l’entreprise investisseuse ainsi que des droits associés. L’entreprise investisseuse percevra également un dividende lié à son nombre d’actions.

Le DCM a, lui aussi, pour objectif de mettre en relation 2 acteurs : 1) une entreprise qui souhaite lever de la dette sur les marchés financiers pour répondre à un besoin de financement et 2) une entreprise qui souhaite investir son argent. Dès réception des fonds, l’entreprise émettrice devient créancière de l’entreprise prêteuse. L’entreprise prêteuse ne jouit donc que de titres de créances.  

Par définition, les financements en fonds propres sont plus risqués que les financements en obligations. En effet, l’investisseur en fonds propres sera exposé à la volatilité des prix des actions et n’aura aucune garantie de percevoir un dividende stable sur les années à venir. A la différence de l’investisseur obligataire qui, lui, percevra un cash-flow stable et récurrent durant toute la durée de l’obligation.

Toutefois, les perspectives de profit seront beaucoup plus élevées sur des actions que sur des obligations. Le rendement d’une obligation sera limité à son taux de coupon tandis que le dividende d’une action dépendra de l’activité réalisée par l’entreprise et pourra donc atteindre des sommets !

Les différents acteurs en Equity Capital Market

En Equity Capital Market, vous aurez principalement affaire à des deux types d’acteurs :

  • Les entreprises non cotées : qui souhaitent intégrer les marchés financiers (IPO) ;
  • Les entreprises cotées : qui souhaitent investir ou augmenter leur capital sur les marchés financiers ;

L’organisation d’une équipe Equity Capital Market

Le département Equity Capital Market est composé de 3 divisions différentes afin de pouvoir répondre aux besoins de ses clients :

  • L’origination : cette équipe a pour objectif de présenter à ses clients des projets d’investissement. Ainsi, elle a pour mission de pitcher des entreprises dans lesquelles son client serait susceptible d’investir. Elle accompagne également les entreprises qui souhaitent s’introduire en bourse ou faire une augmentation de capital. Inutile de vous dire que le contact client est donc très présent. L’équipe origination effectue également le pricing des opérations, c’est-à-dire déterminer une fourchette de prix pour que son client puisse se positionner et faire une offre.   
  • Le montage : l’équipe montage travaille en étroite collaboration avec l’équipe origination. En effet, elle s’assure que les opérations initiées par l’équipe origination se déroulent correctement et soient conformes aux règles en vigueur. L’équipe montage se compose majoritairement de juristes qui sont constamment en contact avec les autorités de marchés.
  • La syndication : cette équipe traite uniquement avec les traders et les investisseurs car elle s’occupe de gérer le placement des opérations sur le marché. L’équipe syndication n’a donc quasiment aucun contact avec les clients.  

Les missions d’un analyste ECM

Nous sommes certains qu’un grand nombre d’entre vous sont déjà très attirés par l’Equity Capital Market. Et ça tombe bien ! Car, c’est ici que nos lecteurs vont découvrir les principales missions qui animent le quotidien d’un analyste en Equity Capital Market en banque de financement et d’investissement. Vous noterez que cette liste est non exhaustive :

  • Rédaction de « pitchs » afin de proposer de nouvelles opportunités aux clients existants ou à des nouveaux clients ;
  • Réalisation du « pricing » des opérations suite à la demande d’un client ;
  • Rédaction de présentations afin de convaincre des investisseurs d’acheter les actions de ses clients ;
  • Modélisation financière pour évaluer le potentiel des clients ou pour mesurer l’impact d’une opération sur la structure capitalistique d’un client ;
  • Exécution des mandats en collaborant avec les différentes équipes du département pour réaliser l’opération ;
  • Veille marché afin d’identifier de nouvelles opportunités et d’analyser les principales tendances ;
  • Encadrement des stagiaires ECM.

Les missions d’un stagiaire ECM sont similaires à celles de l’analyste à la différence que le stagiaire est staffé par l’analyste et n’a donc pas de dimension managériale dans son poste.

Les qualités requises pour intégrer un poste en Equity Capital Market

Si vous désirez obtenir un poste d’analyste en Equity Capital Market, vous devrez avoir des qualités bien spécifiques afin de vous démarquer de la concurrence. On présente, ci-dessous, ce que les recruteurs recherchent pour recruter des analystes Equity Capital Market.

Hard skills pour travailler en Equity Capital Market :

  • Connaissances approfondies en finance d’entreprise
  • Connaissances solides en finance de marché ;
  • Capacité à gérer de grandes bases de données ;
  • Vous savez analyser les risques financiers ;
  • Enfin, vous disposez de bonnes compétences analytiques.

Soft skills pour travailler en Equity Capital Market :

  • Vous êtes prêts à absorber une charge de travail importante ;
  • Vous avez de fortes capacités à communiquer ainsi qu’un sens aiguisé du relationnel ;
  • Vous êtes une personne dynamique capable d’évoluer dans des environnements instables ;
  • Vous avez une bonne résistance au stress et un fort esprit d’équipe.

Avec toutes ces informations, vous saurez construire votre CV afin d’aguicher les recruteurs les plus exigeants !

Les débouchés d’un poste en Equity Capital Market

L’aspect hybride de l’Equity Capital Market te fascine mais tu as quand même des doutes quant aux potentielles opportunités de sortie. Et tu as raison ! Mieux vaut prévenir que guérir ! On est là pour te rassurer et te montrer qu’après un poste en Equity Capital Market, les opportunités seront nombreuses et intéressantes ! Ci-dessous, on te propose un classement des principaux débouchés qui s’offriront à toi. Tu pourras :

  1. Evoluer en interne ;
  2. Te diriger vers une autre division de la banque (DCM par exemple) ;
  3. Changer de banque (tout simplement) ;
  4. Intégrer une équipe « Relations Investisseurs » dans un Corporate ;
  5. Postuler dans des Hedge Funds (yes sir !) ;
  6. Possibilité d’intégrer une direction financière d’un Corporate… ;
  7. … ou de partir en Finance de marché.

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Rédigé par 2 managers seniors


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Ils nous citent :

Cnews.fr, le leader français de l'actualité en continue nous cite dans son article sur la réussite d'une carrière financière.

LegaVox.fr, le site juridique de référence en France nous cite dans son article sur les juristes corporate en M&A.

CréationEntreprise.fr, le site de référence sur l'entrepreneuriat nous cite dans son article sur la maîtrise des concepts financiers.

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