Debt Capital Market : tout comprendre au DCM en finance

Le DCM en finance, ou plus précisément le « Debt Capital Market » est un secteur plutôt méconnu par de nombreux étudiants en finance. 

Division à part entière dans les plus grandes banques d’affaires, elle s’oppose par définition à « l’ECM » (« Equity Capital Market »). Moins médiatisé que la fusion-acquisition, le Debt Capital Market reste une voie royale pour tous ceux qui souhaitent faire une grande carrière en finance, et plus précisément en banque.

Votre curiosité vous a amené sur notre article car vous souhaitez en savoir plus sur le Debt Capital Market ?

Vous tombez à pic ! Nous allons éclaircir ensemble tous les mystères qui planent autour du Debt Capital Market.   

Le Debt Capital Market, ou DCM en finance, qu’est-ce que c’est ? 

Le terme « Debt Capital Market » désigne un marché au sein duquel des entreprises privées et publiques vont pouvoir lever de la dette sur les marchés financiers, principalement sous forme d’obligations (et là les embrouilles commencent… mais ne n’inquiètes pas, on t’explique tout sur les obligations dans le chapitre suivant !). 

Le rôle d’une équipe Debt Capital Market (aussi appelée DCM en finance) est donc de faire le lien entre une entreprise ayant un besoin de financement et une entreprise qui souhaite investir sur les marchés financiers.  

Le Debt Capital Market permet donc de se financer sur les marchés sans transfert de propriété à la différence des actions. 

Le Debt Capital Market est donc une solution de financement alternative pour les entreprises qui ne peuvent pas se financer sur le marché des actions ou par emprunt bancaire pour diverses raisons.  

A noter que vous retrouverez les équipes de Debt Capital Market exclusivement au sein des plus grandes banques de financement et d’investissement (très souvent appelées « BFI »). 

Grace à cette brève introduction, vous l’aurez compris, le Debt Capital Market adopte une forme hybride particulière car il mélange à la fois la finance d’entreprise et la finance de marché ! C’est donc un métier qui peut vous ouvrir de (très) nombreuses portes (en plus de très bien payer).

Qu’est-ce qu’une obligation, la base du Debt Capital Market ?  

Une obligation est une somme d’argent prêtée entre deux entreprises et fonctionne comme un emprunt bancaire. Le prêteur donne la somme demandée à l’emprunteur qu’il remboursera selon un échéancier déterminé en plus de payer des intérêts.  

L’obligation (imaginez la comme un simple bout de papier sur lequel est écrit que l’émetteur doit rembourser à son préteur la somme prêtée) est émise à une valeur définie (valeur nominale) sur les marchés par une entreprise ayant un besoin de financement (l’emprunteur ou l’entreprise émettrice) et lui permet donc de maximiser sa recherche de prêteur.

Lorsqu’une entreprise souhaite prêter son argent par le biais d’une obligation, elle paye la valeur de l’obligation (prix d’émission) à l’entreprise émettrice, c’est-à-dire qu’elle verse la somme demandée à l’emprunteur. 

Nous noterons que valeur nominale et prix d’émission désignent la même chose (à savoir le montant demandé par l’emprunteur, c’est-à-dire l’entreprise émettrice) mais se situent à deux moments différents dans le temps. Par ailleurs, valeur nominale et prix d’émission peuvent être égaux même si ce n’est pas toujours le cas.  

L’obligation représente donc une source d’investissement pour l’entreprise prêteuse dans la mesure où elle percevra des intérêts pour l’argent qu’elle aura prêté.  

Nous noterons qu’une obligation est un titre de créance tandis qu’une action est un titre de participation : 

  • Titre de créance : en achetant un titre de créance, vous devenez créancier d’une entreprise qui doit donc vous rembourser votre prêt à une date déterminée et en plus vous payer des intérêts. 
  • Titre de participation : en achetant une action, vous devenez propriétaire d’une part de l’entreprise et vous êtes éligibles à recevoir un dividende (rémunération d’une action).  

Les paramètres d’une obligation 

La devise : c’est la monnaie dans laquelle l’obligation est émise.  

La valeur nominale : c’est la valeur comptable qui est initialement prêtée. Elle sert de base au calcul des remboursements et des intérêts.  

Le prix d’émission : c’est le prix nécessaire pour acquérir une obligation.  

  • Lorsque le prix d’émission est égal à la valeur nominale, l’obligation est émise « au pair ».  
  • Si le prix d’émission est inférieur à la valeur nominale, on dira que l’obligation est émise « en dessous du pair ».  
  • Lorsque le prix d’émission est supérieur à la valeur nominale, l’obligation est émise « au-dessus du pair », on parle alors de « prime d’émission ».  

Le taux d’intérêt ou le taux de coupons : le taux d’un intérêt d’une obligation est appelé « taux de coupon ». Il permet de déterminer les intérêts / les coupons à payer par l’entreprise emprunteuse. Ils peuvent être fixes comme variables.   

Le taux de coupon est établi par l’entreprise émettrice en fonction du taux sans risque (« risk-free rate »). Le risk-free rate est le taux d’une obligation émise par un état (on parle alors d’obligation d’état). La différence entre le taux de coupon et le taux sans risque s’appelle la « prime de risque.   

La périodicité des coupons : c’est la fréquence à laquelle les coupons sont payés  

L’échéance : la durée pendant laquelle l’entreprise emprunteuse doit rembourser l’obligation et payer les coupons à l’entreprise prêteuse.  

Le mode de remboursement : il peut s’effectuer en une seule fois à la fin du prêt, par tranches ou jamais (obligation perpétuelle).  

L’évolution d’une obligation sur les marchés financiers 

Une fois émise sur les marchés financiers, l’obligation peut voir sa valeur nominale fluctuer aussi bien de manière positive que négative. Les fluctuations d’une obligation sont corrélées à celle des taux d’intérêts des marchés financiers.  

  • La valeur nominale d’une obligation cotée s’appréciera si les taux baissent car les nouvelles obligations offriront un retour sur investissement moins intéressants pour les investisseurs.  
  • Dans le cas inverse, la valeur nominale d’une obligation cotée diminuera si les taux augmentent car les nouvelles obligations offriront un meilleur rendement aux investisseurs.   

Les différents types d’obligations en Debt Capital Market

Au cours de ce chapitre, nous allons vous présenter un échantillon des principales formes d’obligations que vous pourrez rencontrer sur les marchés financiers. Nous traiterons d’abord les types d’obligations par émetteur, puis nous couvrirons les obligations en fonction de leurs modalités ainsi que les différentes classifications d’obligations.  

Les obligations par type d’émetteur 

  • Les obligations d’état / les obligations souveraines  

Les obligations d’état permettent aux états de financer leur besoin de financement à moyen et long terme. Ces obligations sont considérées sans risque (« risk-free ») car la probabilité d’un défaut de paiement d’un état est quasiment nulle. Cependant, tous les états n’ayant pas le même profil de risque, on observera des obligations d’état plus ou moins risquées.  

Ces obligations sont, la plupart du temps, à taux fixe et rembourser en une fois. Néanmoins, les états ne remboursent que très rarement le principal de leurs obligations car ils les refinancent généralement par de nouvelles obligations. Ce système est rendu possible grâce à leur durée de vie « infinie ». En effet, à la différence d’une entreprise, les états ne cesseront jamais d’exister.   

Chaque état a ses propres obligations avec une nomenclature bien spécifique :  

En France, nous distinguons 3 types d’obligations d’état : 

  • Les obligations assimilables du trésor (ou « OAT ») qui ont une échéance long terme comprise entre 7 ans et 50 ans ; 
  • Les bons du trésor à intérêt annuel (ou « BTAN ») qui ont une échéance moyen terme comprise entre 2 ans et 7 ans ; 
  • Les bons du trésor à taux fixe et à intérêt précompté (ou « BTF ») dont l’échéance est inférieure à 2 ans.  

Aux Etats-Unis, les obligations d’état sont appelées « Treasuries » et se distinguent en 3 catégories : 

  • Les « Treasury bonds » dont l’échéance est supérieure à 10 ans ; 
  • Les « Treasury notes » (ou « T-notes ») dont l’échéance est comprise entre 1 an et 10 ans ; 
  • Les « Treasury bills» (ou « T-bills ») dont l’échéance est inférieure à 1 an.  

Au Royaume-Uni, les obligations d’état sont appelées des « Bonds » ou des « Gilts ».  

  • Les obligations d’entreprises ou « Corporate bonds » 

Les Corporate bonds, comme le nom l’indique, permettent aux entreprises de se financer à court, moyen et long terme et représentent ainsi un moyen de financement supplémentaire. Les entreprises ont, par définition, un profil de risque plus élevés que l’état. Par conséquent, le rendement des Corporate bonds est plus élevé que celui des obligations souveraines.  

Les obligations par modalités 

  • Les obligations à taux fixe 

Le taux d’intérêt de ces obligations est fixe (CQFD). Le paiement des coupons sera donc fixe et régulier. Le type de taux d’intérêt est choisi dès l’émission de l’obligation.  

  • Les obligations à taux variable ou « Floating rate » 

Le taux d’intérêt de ces obligations est variable (CQFD²) et le montant des coupons versés variera à chaque échéance. Il se compose d’une part variable qui évoluera en fonction des variations du marché (par exemple, l’Euribor en Europe) et d’une part fixe. Par conséquent, le prêteur ne pourra pas anticiper avec exactitude les coupons qu’il recevra.   

Liste non exhaustive des taux interbancaires : l’EURIBOR pour l’Europe, l’USD Libor aux USA, le GBP Libor au UK, le CHF Libor en Suisse ou encore le JPY Libor au Japon.  

Un taux interbancaire est un taux qui est échangé entre les banques qui empruntent et prêtent de l’argent sur le marché interbancaire (marché au sein duquel seules les banques peuvent interagir). Ce taux d’intérêt est considéré comme indice de référence pour la valorisation de nombreux instruments financiers (dérivés, prêts, etc…).   

  • Les obligations zéro coupon 

Les obligations à coupon zéro sont des obligations où l’investisseur ne percevra aucun coupon de manière régulière. En revanche, les coupons vont être capitalisés puis payés par l’entreprise émettrice à la fin de l’échéance. Le prix d’émission de ces obligations est généralement inférieur à la valeur nominale afin de garder un côté attractif. Si l’investisseur décide de garder l’obligation jusqu’à son échéance, il percevra la différence entre la valeur nominale et le prix d’émission et tous les coupons capitalisés.  

  • Les obligations convertibles 

Les obligations convertibles permettent à l’investisseur, d’échanger à tout moment, ses obligations contre des actions de l’entreprise. Le cours de conversion est fixé par l’entreprise émettrice lors de l’émission de ses obligations. L’investisseur actionnera son option (c’est-à-dire la possibilité de convertir l’obligation en action) dès lors que le prix de l’action dépassera le cours de conversion de l’obligation.    

Exemple : nous supposons une obligation d’une valeur de 5000€ qui peut être convertie en 50 actions. Le cours de conversion sera égal à 100€ car il est obtenu en divisant le montant de l’obligation (5000€) par le nombre d’actions convertissables (50 actions). Par conséquent, l’investisseur aura tout intérêt à convertir ses obligations si le prix unitaire de l’action de l’entreprise dépasse les 100€.  

  • Les obligations perpétuelles 

Une obligation perpétuelle est une obligation sans date d’échéance. Autrement dit, l’émetteur ne remboursera pas le montant prêté car il n’y a aucune échéance. Il devra juste payer les intérêts de l’obligation. Toutefois, les obligations perpétuelles sont accompagnées d’une « call option » conférant à l’émetteur le droit de mettre fin à l’obligation. Le montant à repayer est fixé dès l’émission de l’obligation.  

Les obligations par classification 

  • Les obligations Investment – grade ou « Investment – grade bonds » 

Ce sont des obligations émises par des établissements « Investment – grade » dont le risque de non-paiement est jugé faible. Une entreprise est considérée comme Investment – grade lorsque son rating est supérieur ou égal à BBB- chez Standard & Poor’s, Baa3 chez Moody’s ou BBB- chez Fitch.  

S&P et le debt capital market
Moody's et le DCM finance
Fitch acteur du debt capital market

  • Les obligations High yield ou « High yield bonds » 

Ce sont des obligations à fort taux d’intérêt. Elles portent un risque élevé car elles sont émises par des entreprises qui peuvent ne pas honorer leurs obligations de paiement.   

  • Les obligations « municipales » ou « Municipal bonds » 

Ce sont des obligations émisses par des entités de l’état (exemple : les villes).  

  • Les obligations vertes ou « Green bonds » 

Les Green bonds sont des emprunts obligataires dont le rôle est de financer uniquement des projets contribuant à la transition énergétique (exemple : des projets solaires ou éoliens). Ainsi, la différence avec une obligation classique réside dans l’usage des fonds levés.  

EDF et le debt capital market
EDF peut par exemple souscrire à des Green Bonds pour ses projets d’énergies renouvelables via sa filiale EDF Renouvelables

Pourquoi investir sur le marché des obligations ?  

Investir sur le marché des obligations présente certains avantages et conviendront aux entreprises qui cherchent des investissements peu risqués : 

  • Il faut savoir qu’une entreprise doit obligatoirement repayer, en priorité, ses différents emprunts avant de verser des dividendes. La dette a toujours un caractère prioritaire sur les actions en termes de paiements. Par conséquent, si vous avez en votre possession des obligations, ayez en tête que vous serez repayés en priorité.  
  • Les obligations sont conditionnées au taux de coupon et à l’échéance. L’entreprise émisse s’engage à repayer le montant prêté et à payer les coupons liés. La structure d’une obligation permet à l’investisseur de percevoir un cash-flow stable et prévisible. 

Debt Capital Market vs. Equity Capital Market 

Comme évoqué plus haut, le DCM en finance a pour objectif de mettre en relation une entreprise qui souhaite lever de la dette sur les marchés financiers pour répondre à un besoin de financement et une entreprise qui souhaite investir son argent. C’est tout l’intérêt et la fonction du Debt Capial Market. Dès réception des fonds, l’entreprise émettrice devient créancière de l’entreprise prêteuse. L’entreprise prêteuse ne jouit donc que de titres de créances.    

L’Equity Capital Market, quant à lui, a pour objectif d’accompagner les entreprises qui souhaitent se financer en fonds propres sur les marchés financiers (première introduction en bourse / « IPO », augmentation de capital, émission d’obligations convertibles). Lorsqu’une entreprise vend ses actions à une autre entreprise, elle cède un titre de participation. Ce titre de participation confère une part du capital à l’entreprise investisseuse ainsi qu’un droit de vote. L’entreprise investisseuse percevra également un dividende lié à son nombre d’actions.  

Par définition, les financements en fonds propres sont plus risqués que les financements en obligations. En effet, l’investisseur en fonds propres sera exposé à la volatilité des prix des actions et n’aura aucune garantie de percevoir un dividende stable sur les années à venir. A la différence de l’investisseur obligataire qui, lui, percevra un cash-flow stable et récurrent durant toute l’échéance de l’obligation.  

Toutefois, les perspectives de profit seront beaucoup plus élevées sur des actions que sur des obligations. Le rendement d’une obligation sera limité à son taux de coupon tandis que le dividende d’une action dépendra de l’activité réalisée par l’entreprise et pourra donc atteindre des sommets !

  

Debt Capital Market vs. Leveraged Finance vs. Corporate Banking 

Au sein d’une banque, vous trouverez d’autres services que le DCM qui sont en charge d’émettre de la dette comme par exemple le département Leveraged Finance ou encore la division Corporate Banking. Nous analysons brièvement dans ce chapitre les éléments qui différencient ces trois équipes.  

En Leveraged Finance, les équipes ont tendance à être plutôt focalisées sur des émissions « high yield » donc avec un plus gros risque et qui permettent le financement d’acquisitions ou encore des financements à effet de leviers. Par opposition, les équipes Debt Capital Market sont plutôt focalisées sur des émissions Investment-grade (risque moins élevé que sur des émissions « high yield ») dont le but est de financer l’activité de tous les jours.  

En Corporate Banking, les équipes s’occupent des émissions de dettes bancaires « opérationnelles » (comme par exemple les crédit revolving) ce qui n’est pas le rôle des équipes DCM en finance.  

Il est important de garder en tête que cet article a une approche théorique de la question. En pratique, il arrive que les équipes listées ci-dessus s’occupent d’émissions qui n’entrent pas spécialement dans leur scope de prédilection.  

Les différents acteurs en Debt Capital Market 

On distingue 3 types d’acteurs / clients qui évoluent sur les marchés obligataires : 

  • Les Corporates : c’est-à-dire les entreprises classiques comme par exemple Sanofi, EDF ou encore Total. 
Total et le DCM finance
Financement de Sanofi par le debt equity market
EDF et le debt capital market
SoGé, acteur clé du DCM
Crédit Agricole et le debt equity market
BNP et le DCM finance
  • Les états et leurs entités (« Sovereign, Supranational and Agencies ») : par exemple la France lorsqu’elle émet des OATs.  

L’organisation d’une équipe Debt Capital Market 

Le département Debt Capital Market dispose de 3 divisions différentes afin de pouvoir répondre aux besoins de ses clients : 

  • L’origination : cette équipe a pour objectif de faire le lien entre les prêteurs et les investisseurs. Par conséquent, elle est chargée d’analyser le besoin en financement de ses clients mais également d’analyser l’impact d’une émission de dettes sur leurs états financiers.  
  • La structuration : l’équipe structuration s’occupe de toute la partie technique pour mettre en place les financements nécessaires. Cela passe évidemment par la construction de produits sophistiqués et complexes. 
  • La syndication : cette équipe fait le lien entre une entreprise ayant un besoin de financement conséquent et un « pool » de banques prêtes à se regrouper pour répondre à ce besoin. Ce rassemblement est nécessaire car le besoin en financement est tellement grand que le risque lié ne pourrait être supporté par une seule banque.  

Les missions d’un analyste Debt Capital Market

Désormais, vous disposez d’une base solide sur le Debt Capital Market pour envisager de postuler dans ce secteur. Cependant, vous ne savez pas encore quelles tâches vous allez devoir effectuer si jamais vous êtes retenus. C’est pourquoi nous allons présenter ici les principales missions d’un analyste en Debt Capital Market. Vous noterez que cette liste est non exhaustive : 

  • Rédaction de « pitchs » (un peu à la manière des fusions-acquisitions) afin de proposer de nouvelles opportunités aux clients existants ou à des nouveaux clients ; 
  • Réalisation du « pricing » de la dette suite à la demande d’un client ; 
  • Présentation de l’entreprise émettrice aux investisseurs potentiels ; 
  • Exécution des mandats en collaborant avec les différentes équipes du département pour réaliser l’opération ; 
  • Création de « case studies » où vous présenterez les deals les plus récents ; 
  • Encadrement des stagiaires DCM. 

Les missions d’un stagiaire DCM sont similaires à celles de l’analyste à la différence que le stagiaire est staffé par l’analyste et n’a donc pas de dimension managériale dans son poste. 

Les qualités requises pour intégrer un poste en DCM finance

Pour vous démarquer de la concurrence et intégrer un poste d’analyste en Debt Capital Market, vous devrez présenter des qualités bien spécifiques. On décrit, ci-dessous, ce que les recruteurs attendent lorsqu’ils cherchent des talents pour le département Debt Capital Market. 

Hard skills :

  • Connaissances approfondies en finance d’entreprise 
  • Connaissances solides en finance de marché ; 
  • Vous maitrisez les techniques de financement ; 
  • Vous savez analyser les risques financiers ; 
  • Enfin, vous disposez de bonnes compétences analytiques. 

Soft skills :

  • Vous êtes prêts à absorber une charge de travail importante ; 
  • Vous prêtez attention au moindre détail pour rendre des documents irréprochables ; 
  • Vous avez un esprit curieux ; 
  • Vous avez une bonne résistance au stress et un fort esprit d’équipe. 

Ça y est ! Vous connaissez les qualités que vous devrez faire ressortir dans votre et votre lettre de motivation pour séduire les recruteurs ! 

Les débouchés d’un poste en Debt Capital Market 

Le côté hybride de l’analyste Debt Capital Market ne t’a pas laissé indifférent mais tu restes encore sceptique des potentiels débouchés d’un tel poste. A mi-chemin entre la finance d’entreprise et la finance de marché, vous n’êtes pas sûrs de bien cerner les opportunités de sortie qui se présenteront à vous. No problem ! nous t’avons concocté un petit listing des postes auxquels tu pourras accéder après une expérience en Debt Capital Market. Ainsi, tu pourras : 

  1. Evoluer en interne ; 
  1. Te diriger vers une autre division de la banque (ECM par exemple) ; 
  1. Changer de banque (tout simplement) ; 
  1. Intégrer le département trésorerie d’un Corporate ; 
  1. Postuler dans une agence de rating ;  
  1. Accéder aux fonds de dettes ; 
  1. Tenter ta chance en Corporate Banking ou bien en Credit Research.  

Pourquoi vous devriez travailler en Debt Capital Market ?! 

A ce stade de l’article, le Debt Capital Market n’a quasiment plus aucun secret pour vous. Oui, « quasiment », car nous n’avons pas encore discuté des différentes compétences vous développerez et que vous pourrez revendre avec une telle expérience. De par son caractère hybride, il est évident que le Debt Capital Market est un métier très enrichissant mais également très spécifique. En effet, le poste d’analyste Debt Capital Market s’adressera en priorité à ceux qui veulent : 

  1. Acquérir des connaissances en finance d’entreprise et en finance de marché ; 
  1. Obtenir une vision globale sur le monde de l’investissement ; 
  1. Avoir un contact client dès le statut de Junior ; 
  1. Développer une véritable étique de travail ; 
  1. Effectuer une grande carrière en banque ; 
  1. Gagner un tas d’argent (le nerf de la guerre non ?!). 

Le DCM en finance permettra aux étudiants de découvrir une bonne partie des principaux métiers de la banque de financements et d’investissement ! 

Il servira de tremplin doré à ceux qui veulent poursuivre une carrière remarquable en banque ou en investissement, c’est indéniable (en plus d’offrir des rémunérations bien plus que correctes) !  

Le revers de la médaille 

Au cours de cet article, nous avons étudier le Debt Capital Market en long, en large et en travers. Désormais, vous avez certainement un avis très arrêté sur le sujet. Dans cette dernière partie, comme tout n’est pas parfait, nous abordons les faces cachées du Debt Capital Market. 

  1. Les tâches peuvent être répétitives après quelques années passées en DCM (comme tous les postes finalement, non ?) 
  1. Le rythme sera beaucoup plus calme que dans d’autres divisions (pour ne pas citer le M&A) même s’il ne sera pas rare d’avoir des moments de rush.  
  1. La charge de travail sera conséquente et vous devrez faire preuve d’une grande résistance au stress.  
  1. Le DCM n’est peut-être pas la meilleure division si vous souhaitez, par la suite, intégrer une équipe M&A ou un fonds d’investissement. En effet, les émissions de dettes en Debt Capital Market restent éloignées : 1) des emprunts bancaires permettant le financement d’acquisition / cession et 2) des financements avec effet de levier.  
  1. Comme les postes les plus prestigieux en banque, la sélection en Debt Capital Market sera rude et seulement une petite partie des étudiants arriveront à se frayer un chemin jusqu’au poste d’analyste. D’où l’importance de se préparer très sérieusement pour les entretiens !  

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Rédigé par 2 managers seniors


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Ils nous citent :

Cnews.fr, le leader français de l'actualité en continue nous cite dans son article sur la réussite d'une carrière financière.

LegaVox.fr, le site juridique de référence en France nous cite dans son article sur les juristes corporate en M&A.

CréationEntreprise.fr, le site de référence sur l'entrepreneuriat nous cite dans son article sur la maîtrise des concepts financiers.

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  1. Bonjour,

    Je voudrais vous remercier pour cet article fort intéressant sur la compréhension du WACC. Il l'est d'autant plus qu'il explique, assez clairement, les notions d'obligations.

    1. Merci beaucoup pour votre retour et ravis d’avoir pu vous aider. N’hésitez pas à nous dire quels autres concepts vous aimeriez que l’on aborde dans nos articles 😉

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