Vous vous demandez ce qu’est un risk manager et quelles compétences sont nécessaires pour exercer ce métier ? Que vous soyez étudiant, junior ou stagiaire en finance, cet article répondra à toutes vos questions. Nous allons explorer ensemble le rôle du risk manager, ses avantages, ses challenges, sa rémunération, ainsi que le parcours académique et professionnel recommandé. L’objectif est clair : vous fournir une vision complète et accessible pour mieux comprendre ce métier clé dans la finance d’entreprise.
Table des matières
- Présentation du métier de risk manager
- Les avantages du métier de risk manager
- Fourchettes de rémunération
- Qualités et compétences requises
- Cursus académique et parcours professionnel
- Les inconvénients du métier
- Conclusion
Présentation du métier de risk manager : métier et compétences
Le risk manager, ou gestionnaire des risques, est responsable d’identifier, d’analyser et de maîtriser les risques auxquels une entreprise est exposée. Ces risques peuvent être financiers (crédit, marché, liquidité), opérationnels (fraudes, erreurs), stratégiques ou réglementaires.
Par exemple, dans une grande banque comme BNP Paribas ou Société Générale, le risk manager va surveiller les risques liés aux prêts accordés (risque de crédit) ou aux fluctuations des taux d’intérêt (risque de taux). Il travaille souvent en lien avec les équipes de conformité et d’audit interne.
Son rôle est crucial car il permet à l’entreprise d’éviter des pertes importantes et d’assurer sa pérennité. En période de crise économique ou financière, son expertise est encore plus sollicitée.
Les principales missions du risk manager :
- Cartographier les risques : dresser une liste exhaustive des risques potentiels.
- Évaluer leur impact financier et opérationnel.
- Mettre en place des outils de contrôle et des procédures pour limiter ces risques.
- Suivre les indicateurs clés (KRI – Key Risk Indicators).
- Former les équipes internes à la gestion des risques.
- Rédiger des rapports réguliers à destination de la direction.
Pour illustrer concrètement, prenons l’exemple d’un risque de crédit dans une banque. Le risk manager va analyser la probabilité qu’un emprunteur ne rembourse pas son prêt (probabilité de défaut) ainsi que la perte potentielle en cas de défaut (loss given default). En combinant ces éléments avec l’exposition au risque (exposure at default), il calcule la perte attendue (Expected Loss) selon la formule :
Expected Loss = Probability of Default × Exposure at Default × Loss Given Default
Cela permet à la banque d’ajuster ses politiques d’octroi de crédit et ses provisions pour pertes. Ce type d’analyse quantitative est au cœur du métier.
De plus, le risk manager doit aussi anticiper les risques émergents comme les cyberattaques ou les impacts liés au changement climatique, qui deviennent des enjeux majeurs pour les entreprises aujourd’hui. Il doit donc être capable d’intégrer ces nouveaux paramètres dans ses modèles et recommandations.

Les avantages du métier de risk manager
Pourquoi choisir ce métier ? Voici quelques points forts :
- Un rôle stratégique : Le risk manager est un acteur clé dans la prise de décision. Sa capacité à anticiper les risques influence directement la stratégie financière de l’entreprise.
- Une diversité des secteurs : Banque, assurance, industrie, énergie… Tous les secteurs ont besoin de gestionnaires des risques.
- Des perspectives d’évolution intéressantes : Avec l’expérience, un risk manager peut évoluer vers des postes de directeur des risques (Chief Risk Officer) ou même vers la direction générale.
- Un métier en tension : La demande est forte sur le marché du travail. Les entreprises recherchent des profils qualifiés pour sécuriser leurs activités.
- L’aspect analytique : Si vous aimez manipuler des données financières et construire des modèles (comme ceux utilisés en modélisation financière), ce métier vous plaira.
En outre, le métier offre une grande variété dans les tâches quotidiennes : entre analyses quantitatives poussées, réunions stratégiques avec la direction et formation des équipes opérationnelles, il y a peu de place pour la monotonie. Cette diversité favorise également un développement continu des compétences techniques et relationnelles.
D’un point de vue personnel, exercer ce métier permet aussi d’avoir un impact direct sur la stabilité économique et sociale en aidant à prévenir les crises financières majeures. C’est un vrai moteur pour ceux qui souhaitent donner du sens à leur carrière.
Fourchettes de rémunération
Le salaire d’un risk manager varie selon l’expérience, la taille de l’entreprise et le secteur. Voici une estimation pour la France :
| Niveau d’expérience | Salaire annuel brut (€) |
|---|---|
| Junior / Débutant (0-3 ans) | 35 000 – 45 000 € |
| Moyenne expérience (3-7 ans) | 45 000 – 65 000 € |
| Sénior (>7 ans) | 65 000 – 100 000 € voire plus |
Certaines grandes banques ou sociétés internationales peuvent offrir des packages plus attractifs incluant bonus et avantages divers. Pour comparaison, consultez aussi le salaire d’un analyste financier, souvent un point d’entrée dans la finance avant une spécialisation en gestion des risques.
À titre d’exemple chiffré concret : un risk manager senior dans une grande banque parisienne peut toucher un salaire fixe annuel autour de 85 000 €, complété par un bonus pouvant atteindre 20 % du fixe selon les performances individuelles et collectives. Dans le secteur assurance, les rémunérations sont légèrement inférieures mais restent compétitives grâce aux avantages sociaux spécifiques.
Qualités et compétences requises pour exercer ce métier : Risk manager : métier et compétences indispensables
Le risk manager doit combiner plusieurs qualités techniques et humaines :
- Sens analytique : capacité à interpréter des données complexes et à construire des modèles prédictifs.
- Maitrise des outils financiers : Excel avancé, logiciels spécialisés en gestion des risques (ex : SAS Risk Management).
- Connaissances réglementaires : comprendre les normes comme Bâle III pour les banques ou Solvabilité II pour les assurances.
- Aptitudes relationnelles : communiquer clairement avec différents services (finance, conformité, direction).
- Savoir gérer le stress : car il faut parfois prendre des décisions rapides face à une crise potentielle.
- Sens critique et rigueur : vérifier toutes les hypothèses pour éviter les erreurs coûteuses.
Checklist rapide des compétences techniques :
- Maitrise du calcul financier basique et avancé
- Connaissance approfondie du fonctionnement des états financiers
- Savoir utiliser les outils statistiques et logiciels dédiés au risque
- SAS, R ou Python pour l’analyse quantitative
- Systèmes internes bancaires (ex : Murex)
- Aptitude à rédiger des rapports clairs destinés aux décideurs
Erreurs fréquentes à éviter en tant que risk manager :
- Négliger un risque émergent sous prétexte qu’il n’a pas encore causé de problème.
- S’appuyer uniquement sur les données historiques sans intégrer l’analyse qualitative.
- Mauvaise communication avec les autres départements qui peut conduire à un manque d’adhésion aux mesures prises.
- Sous-estimer l’importance de la veille réglementaire qui évolue constamment.
L’une des compétences clés souvent sous-estimée est la capacité à vulgariser ses analyses complexes auprès d’un public non technique. Un bon risk manager sait transformer ses rapports en messages clairs qui facilitent la prise de décision au niveau stratégique. Cela nécessite aussi une bonne maîtrise orale lors des présentations devant le comité exécutif ou le conseil d’administration.
D’autre part, dans un monde où les données massives (« big data ») prennent une place croissante, savoir exploiter ces flux via l’intelligence artificielle ou le machine learning devient un atout différenciant. Par exemple, certains risk managers utilisent désormais Python pour automatiser la détection précoce d’anomalies sur leurs portefeuilles clients ou produits financiers.
Cursus académique et parcours professionnel habituel pour devenir Risk manager : métier et compétences clés à acquérir
L’accès au métier passe généralement par un diplôme Bac+5 en finance, économie ou ingénierie financière. Les écoles spécialisées comme HEC, ESSEC ou l’EDHEC proposent souvent des spécialisations en gestion des risques ou finance quantitative.
L’obtention de certifications professionnelles est un plus très apprécié : par exemple la certification AMF (Autorité des Marchés Financiers) ou le FRM (Financial Risk Manager) reconnu internationalement.
Côté expérience pratique, un stage en finance (voir notre guide complet sur stage en finance dans une institution financière reconnue) dans une banque ou une société d’assurance permet d’acquérir une première exposition aux problématiques de risque.
L’évolution professionnelle peut passer par plusieurs étapes : analyste risque junior > risk manager > chef de projet risque > directeur des risques (Chief Risk Officer).
A noter que certains professionnels issus d’autres disciplines comme l’ingénierie informatique ou mathématique peuvent également accéder au poste via une spécialisation complémentaire en finance quantitative. Cette diversité enrichit souvent l’approche analytique au sein des équipes risques.
Les potentiels inconvénients du métier
Aucun métier n’est parfait ! Voici quelques points à garder en tête avant de vous lancer :
- Pression constante : La responsabilité est lourde car une erreur peut coûter très cher à l’entreprise.
- Mise à jour permanente : Le cadre réglementaire évolue sans cesse. Il faut donc être prêt à apprendre continuellement.
- Tâches parfois répétitives : La collecte et le contrôle de données peuvent être fastidieux au quotidien.
- Nécessité d’être disponible lors de situations critiques : En cas de crise financière ou opérationnelle, le risk manager doit souvent travailler sous pression intense.
Cependant, ces contraintes sont aussi ce qui rend ce métier stimulant : chaque jour apporte son lot de défis nouveaux qui exigent réactivité et créativité intellectuelle. La capacité à gérer le stress devient ainsi non seulement une compétence mais aussi un véritable levier professionnel permettant d’accéder aux postes à haute responsabilité dans la gestion globale du risque corporate.



